La réussite que FOTOLIA revendique – dans des termes qui supposent que les photographes professionnels sont des acteurs malsains du marché – constitue une preuve illustrative des problèmes que relevait M. Frédéric Mitterrand, Ministre de la Culture et de la Communication lors de son allocution à Perpignan pendant l’été 2010 qui s’appuyait sur le rapport Bertin-Balluteau.

Évoquant « les difficultés économiques et sociales liées à la crise que traverse la presse », il énumérait « l’émergence de nouvelles concurrences encouragées par la démocratisation numérique, l’explosion d’une offre portée aussi par la photo amateur. Tout cela provoque une profonde déstabilisation des équilibres d’une profession par ailleurs déjà fragilisée ».

PAJ dénonce le trophée de l’ACSEL décerné à Fotolia avec la plus grande vigueur. C’est un mensonge éhonté d’affirmer que « les contributeurs génèrent des revenus conséquents grâce aux volumes des ventes » avec des photographies commercialisées à partir de « 0,75 € pour tous types d’utilisation, sur tous supports, sans limite de temps, sans limite géographique, et ce, quel que soit le nombre de diffusions »,.

Paris le 5 avril 2011