Extrait de la Grenouille de Daniel Castets publié en mai 2011 et qui donne une idée de comment voler les photographes quand on est un grand titre de presse:
 
76% DE PHOTOS ILLEGALES.
Vous vous souvenez certainement de la Grenouille de Mars intitulé THE WINNER IS … « parlant » du PARISIEN qui avait répondu à mon ami Mario:
« Merci pour votre envoi. Quant aux photos, nous ne prenons que des photos DR pour ce dossier.
Merci, bien cordialement ».

J’ai donc récupéré le fameux dossier publié dans le supplément LA PARISIENNE N° 20679 du 5 Mars 2011.
Il est composé de 3 pages regroupant 18 photos de femmes.
A l’évidence l’icono chargé(e) de rechercher les photos n’a pas été capable de ne trouver que du DR.

Sur ces 18 photos il y a 10 photos DR, 1 photo signée Getty et donc 7 photos signées du nom du photographe.
Je me suis mis à la place du Rédac-Chef, seul véritable responsable du dossier, censé faire les choix photographiques, bien entendu approuver les textes et la mise en page et pour terminer, vérifier que la loi est bien respectée notamment la signature des photographies. Il est évident que lorsque l’on a décidé de ne prendre que du DR pour ne rien débourser, point n’est besoin de vérifier si la loi est bien appliquée.
J’ai donc regardé les 10 photos DR au cas où je pourrais identifier les photographes lésés.
J’avais à peine commencé ma recherche que mon ami Mario me téléphone. Hilare il était, au bout du fil.
« La nana a refusée la photo que je lui proposais parce qu’il aurait fallut me la payer, et elle a trouvé une autre photo de Marie-Laure VIEBEL qui m’appartient et qu’elle a signée DR.
Tu te rends compte, je l’ai eue au tel, elle me connaît, elle choisit une photo à moi et elle la signe DR alors qu’elle savait que j’allais suivre ce dossier. Ils se permettent tout. Ils se croient vraiment au-dessus des lois 
».
Donc 1 DR facilement identifié, il en reste 9.
En 5 mn de recherche avec TinEye et Google, j’ai trouvé 5 photographes dont les photos sont signées DR et qui sont donc lésés dans leur droit moral et patrimonial. Il s’agit de :
– Francesca MANTOVANI
– Martin BRUNO
– Gérard BEDEAU
– Mikaël BARDY
– Klaus ROESTHILBERGER
Donc, si ces photographes veulent plus de précision pour ester en justice, je suis à leur disposition. Gratuitement.
😉
Il reste donc 4 DR que je n’ai pas réussi à identifier. Il est vrai que ce n’est pas mon métier et que je ne sais pas où l’icono est allé(e) faire son marché.
Si moi, incompétent que je suis dans ce métier, j’ai pu trouver en 5mn 6 photographes sur 10, pourquoi Le PARISIEN n’a pu faire de même et même mieux ?
Tout simplement parce que tous ces DR sont des faux DR, c’est évident et que par conséquent pourquoi se fatiguer à chercher ce que l’on ne veut pas trouver ?

La curiosité est ……
Je suis curieux et j’ai donc examiné les 52 pages du magazine qui contient 146 photos (hors pub).
Sur ces 146 photos:
– 89 photos signées DR et 61 %
– 22 photos non signées et 15 %
– 35 photos signées correctement et 24%

Donc 111 photos sur 146 soit 76 % sont hors la loi.
J’ai remarqué que les photographies signées représentent des personnalités très connues qui maitrisent leur image, et dont les photographes ne supporteraient pas de se laisser avoir.
Imaginons que les photographes qui ont réalisé ces 111 photos portent plainte à la 17ème chambre. Ils sont sûrs de gagner et LA PARISIENNE dépose le bilan.
J’ai personnellement obtenu 2000 € d’une chaîne TV du Service Public (merci BMH Avocats) pour le vol d’une seule photo sur mon site Internet (ex) de Patinage Artistique. J’ai obtenu cela (l’avocate) à l’amiable, afin que je n’aille pas en justice.

Cela montre que LE PARISIEN se considère comme intouchable et pourtant nous sommes en République, dans un état de droit.
Oui ou non ?

En attendant que le juge de la 17 ème chambre tranche le litige, LA PARISIENNE, copine DU PARISIEN, a fait une économie de:
194 € x 111 = 21534 € pour un seul numéro (Barème UPP).
Bien entendu, nous entendons tous les jours de la part des diffuseurs (médias) que s’ils devaient payer les photos à leur juste prix, ils devraient mettre la clé sous la porte.
Autrement dit, pour que ces messieurs se gavent, les photographes doivent crever.
Aujourd’hui nous n’en sommes plus aux photos à moins de 1 €, nous en sommes aux photos volées, c’est-à-dire aux photos à 0 €.
On sait où conduit le travail gratuit. Monsieur KRUPP a fait fortune avec le travail gratuit dès 1933 en Allemagne.” DC

Pour compléter l’information sur ce mode de fonctionnement économique, les femmes qui apparaissent dans ce dossier ont toutes rédigé “gracieusement” les articles. Ce sont des pages entières gratuites face aux annonceurs qui eux ont payé pour être dans ce numéro consacré aux parisiennes… Les photos des photographes ne sont que des “visuels” pour faire de la couleur. Un peu comme du papier peint dans une vilaine chambre.

Je viens de recevoir une lettre du service juridique du Groupe Amaury qui se propose de payer à l’agence SIPA (qui diffusait cette photographie) le prix de la photo publiée et signée DR.

Connaissez  vous un voleur  pris la main dans le sac qui paie juste le prix de la pomme volée à l’étalage en guise de peine ? Moi pas