Communiqué de PAJ 

Mission de médiation entre les éditeurs de presse, les agences de presse et les photographes, confiée à Francis Brun-Buisson pour élaborer des « codes de bonnes pratiques entre ces parties, fondés sur l’objectif nécessairement partagé d’exploiter des photographies de qualité ».

 

Le combat pédagogique que mènent auprès du gouvernement les membres de la FFAP, de l’UPP, de PAJ et de bien d’autres associations pour la photographie, aborde une nouvelle étape après celle de la mission Lescure : la mission de médiation confiée par la Ministre de la Culture et de la Communication à Francis Brun-Buisson.

Les membres de PAJ se félicitent de la réactivité gouvernementale et voueront leur énergie au succès de cette entreprise.

Mais elle ne peut être qu’une nouvelle étape vers la question de fond que pose l’évolution de notre société: la gratuité de l’information. Une majorité de citoyens ne conçoit plus de payer l’information, donc les éditeurs de presse ne veulent plus en payer le coût.

La situation est urgente et le répit obtenu par la défense efficace de l’exception culturelle française au récent sommet mondial n’est qu’un répit qui doit être mis à profit rapidement.

En témoigne la toute récente offre de PRISMA PRESSE aux photographes de mettre « à titre gracieux » leurs meilleures photographies sur NATIONAL GEOGRAPHIC.fr pour une diffusion gratuite sur tous les supports, publicité comprise.

La nature humaine et les enjeux économiques étant ce qu’ils sont, se pose la question, au delà des bonnes pratiques, des conditions d’attribution des aides à la presse. PAJ propose, comme d’autres, qu’un pourcentage de ces aides soit fixé, devant être dédié par les éditeurs de presse à des commandes photographiques.

Seules des exclusivités propres à chaque titre peuvent contrer le magma visuel ambiant sur l’internet et augmenter la qualité et la fréquentation des sites d’information comme la diffusion du print. Or, qualité et diffusion sont parmi les tâches auxquelles la DGMIC a mission d’œuvrer.

De plus, les photographes sont devenus et en quelques années « producteurs de photographies » à part entière. Pré production, production et postproduction leur échoient. Les réalisateurs de documentaire peuvent se tourner vers le CNC pour une avance sur recette, les photographes ne peuvent se tourner vers personne. PAJ pense que de la même façon que le CNC a sauvé la création audio-visuelle, un CNP réactivé peut relancer la photographie.

Enfin PAJ constate, sans remettre en cause le principe de la carte des salariés de la presse, que la modification de ses critères d’attribution aux photographes qui ne sont pas toujours salariés est indispensable et urgente.

PAJ remercie vivement la Ministre d’avoir pris l’initiative de cette concertation sous l’égide de Francis Brun-Buisson en qui nous plaçons toute notre confiance.

PAJ

Mario FOURMY, Président

Contact : Thierry SECRETAN : 06 76 96 41 46

PAJ

22, rue Sibuet

75012 Paris