Il nous a été souvent demandé pourquoi nous avions créé PAJ, l’association des Photographes, Auteurs et Journalistes, plutôt que de rejoindre l’UPP, la plus importante fédération de photographes professionnels. L’affiche publicitaire très « beauf » et homophobe de la campagne lancée par l’UPP y répond très exactement.

Nous ne considérons pas les photographes, les auteurs et les journalistes comme des victimes ou des « enculés », comme le suggère l’affiche de l’UPP, mais comme des femmes et des hommes épris de liberté et qui en connaissent le coût. Celui ci est particulièrement élevé aujourd’hui face à la dérégulation informatique mondiale.

Le combat de PAJ consiste donc à rechercher des solutions simples, dont le respect des lois en vigueur sur le droit d’auteur mises à mal sous prétexte de la prolifération en ligne d’œuvres non professionnelles virtuellement gratuites.

PAJ a donc ouvert un dialogue constructif avec les législateurs, les ministères de tutelle, avec des informaticiens de pointe et avec les photographes et auteurs non professionnels. Il s’agit pour ces derniers comme pour nous, de se former afin de parvenir à exploiter, contrôler et vendre nous-mêmes nos œuvres en ligne sinon nous resterons englués dans la toile comme des mouches destinées à être consommées par la finance.

Thierry Secretan

Secrétaire général de PAJ